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( 17 mai, 2011 )

Claudy Clavien: La quête de l’inaccessible vin

La cave des Champs, à deux pas de Sierre, Claudy Clavien l’a créée voici plus de vingt ans. Devenu un vigneron réputé, il continue à suivre son chemin, mettant en avant les vins qu’il affectionne et en s’efforçant de les rendre toujours meilleurs.

Dans la Cave des Champs de Claudy Clavien, à Miège (VS), se trouve la statuette en bois d’un petit bonhomme tentant sans succès de toucher le vin se trouvant dans un verre trois fois plus grand que lui. Le maître des lieux y tient beaucoup et y associe une phrase: « Le vin est tellement grand que l’Homme n’arrive pas à l’atteindre. » Ces quelques mots résument à eux seuls la démarche de ce chaleureux vigneron valaisan: une recherche constante de la qualité.

De père en fils

« Mon père était vigneron, explique-t-il. Lorsque j’ai suivi l’école d’agriculture de Chateauneuf, j’ai choisi la filière « vigne ». L’idée de la création d’un produit, de son accompagnement depuis la plantation de la vigne jusqu’à la vente du vin me séduisait. Comme mon père livrait jusque-là son raisin en coopérative sans vinifier, nous avons pu travailler côte à côte, sans l’ombre d’un conflit. « 
Des stages chez Madeleine Gay, chez Maurice Zufferey et à l’école d’ingénieurs de Changins lui permettent d’affiner ses goûts et d’améliorer ses méthodes de travail.
En 1989, il produit son premier millésime, à l’âge de 23 ans. Depuis, ceux-ci se sont enchaînés, souvent couronnés par des prix prestigieux, comme le Label Nobilis. Il en parle sans ostentation, expliquant qu’il a eu la chance d’avoir quelques « coups de pouce » au bon moment. Et qu’il fait partie de la génération de vignerons arrivés dans la profession lorsque celle-ci a privilégié la qualité à la grande production.

Vigne sur sol sec

Les vignes de Claudy Clavien se trouvent sur le territoire le plus sec de Suisse. L’un des défis consiste donc à transformer un raisin naturellement riche en sucre en un vin ne manquant pas d’acidité. Un domaine qui le passionne, lui qui s’intéresse particulièrement à la richesse des sols et à l’utilité de l’enherbement de la vigne..
Ici, le travail se fait en famille. Claudy se partage entre la vigne et la cave, Joëlle, son l’épouse, se charge de la réception et de la comptabilité, tandis que sa sœur, Marie-Pierre, se consacre à la vigne. Six ouvriers à temps partiel les secondent dans leur tâche.

Ami de Jacques Perrin et Patrick Regamey, deux personnalités bien connues dans le monde du vin, Claudy les accompagne pour découvrir le travail de ses confrères hors des frontières du canton et du pays. Cette ouverture d’esprit qu’il va acquérir au cours de ces déplacements, et son attirance pour les grands vins de Bourgogne vont encore enrichir sa perception du vin. C’est ainsi qu’il continue à déguster les vins des autres tout en apportant un soin particulier à chacun de ses nectars.
Dans sa cave, une partie d’entre eux sont élevés en cuves, l’autre en fûts de chêne. Ils portent des noms poétiques à souhait: Eclats d’âme, Quintessence d’automne, Encre de la terre ou Carmin des pierres, signant des vins désormais aussi réputés que la gentillesse de celui qui les crée.

Martine Bernier

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